jeudi 26 novembre 2015

Au sujet des pièces d'échecs utilisées lors du match Saint-Amant contre Staunton en 1843

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Dans un précédent article j'indiquais brièvement que Staunton avait apporté son jeu d'échecs à Paris pour jouer son match contre Saint-Amant à la fin de l'année 1843.
Ce match se jouera au Cercle des Échecs de Paris alors situé au dessus du Café de la Régence.

En page 416 du Palamède il est possible de consulter le règlement du match proposé par Staunton.
En particulier l'article 4 indique :



4 : On jouera avec un échiquier et des pièces semblables à celles qui ont servi à MM. Saint-Amant et Staunton, en mai dernier. Cet échiquier, garni de ses pièces, sera fourni par M. Staunton.

Et en page suivante nous avons la réponse de Saint-Amant.


4. Accepté. Nous jouerons avec les armes que vous apporterez, bien convaincu qu’elles seront toujours courtoises.

M. Beaufils m'apporte les précisions suivantes très intéressantes sur le jeu apporté par Staunton :

"Le premier jeu dit ‘’Staunton'' est né en 1849. 
Donc, si Staunton est venu à Paris avec son jeu au café de la Régence en 1843 il n’a pas pu venir avec des pièces de type ‘’Staunton''. 
Le jeu dit ‘’Staunton'' a été crée par le designer Nathaniel Cook (employé de la société JAQUES). Brevet déposé le 1er Mars 1849. 
Ensuite JAQUES a eu l’idée génial de demander le soutien marketing de Staunton pour promouvoir son jeu. (les cinquante premier était signé par STAUNTON lui même). 
En 1843, si Staunton est venu avec son jeu ce n’était pas un jeu de type ‘’Staunton''…peut-être un St George (le playing set typique anglais de l’époque)."


Tout d'abord voici deux photos d'un jeu de type St George :
http://www.wittitscheks-schachfiguren.de/sets19/view07.php

Merci à M. Andreas Witticke pour ces photos.
 



à comparer avec un jeu de type Régence :
Merci à M. Emmanuel Beaufils pour ces photos.



Il est possible d'identifier la Dame du jeu d'échecs de type St George sur la lithographie de Jean Henry Marlet qui représente une partie du match entre Staunton et Saint-Amant à Paris en 1843.


Détail :


Merci beaucoup à Emmanuel Beaufils pour ces précisions ainsi qu'à M. Alan Fersht, LE spécialiste des jeux d’échecs britanniques qui a confirmé tout cela !

dimanche 22 novembre 2015

Chapitre 14 – 1850 à 1852 L’adieu à l’ancien Café de la Régence

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Contenu du chapitre 14 (dernier du tome 1)

Bouleversements  – Statuts du Cercle des échecs de la Régence – Cercle des échecs, Café et Estaminet de la Régence – Un enfant appelé Paul Morphy – Grand Tournoi au Cercle des échecs – 1er Tournoi d’échecs international à Londres – Kieseritzky représente la France à Londres – La partie immortelle – Les échecs en berne – Les travaux annoncés dans le quartier du Palais-Royal

Une annonce de tournoi au Café de la Régence


Au début de l’année 1851, la revue La Régence publie un courrier de la Nouvelle-Orléans datant de la fin de l’année 1849, de la part d’Ernest Morphy, oncle d’un tout jeune joueur promis à un grand avenir : Paul Morphy. Ce dernier n’a que 12 ans en 1849 et son niveau de jeu est déjà stupéfiant.

« Nous devons cette jolie partie à l’obligeance de M. Ernest Morphy, de la Nouvelle-Orléans, qui nous écrit à cet égard les lignes suivantes :

« Nouvelle-Orléans, le 31 octobre 1849.
Mon cher Monsieur,
Je vous envoie ci-jointe une partie d’Échecs jouée le 28 courant, par M. R… et le jeune Paul Morphy, mon neveu, âgé de seulement douze ans. Cet enfant n’a jamais ouvert un traité d’Échecs ; il a appris le jeu de lui-même, en suivant les parties jouées entre les membres de sa famille. Dans les débuts, il joue les coups justes comme par inspiration ; et l’on est étonné de la précision de ses calculs dans le milieu et à la fin des parties.
Assis devant l’Échiquier, nulle agitation ne se révèle sur son visage, comme dans les positions les plus critiques ; dans ces cas, il siffle ordinairement un air entre ses dents et cherche avec patience la combinaison qui doit le tirer d’embarras. Aussi, fait-il trois ou quatre parties assez ardues chaque dimanche (seul jour où son père lui permette de jouer) sans éprouver la moindre fatigue.  »
 
Ce Monsieur R… adversaire de Paul Morphy est en fait Eugène Rousseau (Circa 1810 / 1870), un français émigré à la Nouvelle-Orléans et réputé pour y être le plus fort joueur d’échecs de cette époque.

Morphy,Paul - Rousseau,Eugène
Nouvelle-Orléans, dimanche 28 octobre 1849

Cette partie s'est jouée à la Nouvelle-Orléans le 28 octobre 1849. Les commentaires sont de Lionel Kieseritzky. Cette partie Italienne, selon notre dénomination moderne, est appelée par Kieseritzky "Partie du Cavalier irrégulière".
1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fc4 f5


Ce gambit en second est vicieux parce que les Noirs ouvrent au Fou Blanc une ligne d'attaque qui les empêchera de roquer. [Le coup juste eût été 3...Fc5 ] 4.d3 Cf6 5.0–0 d6 6.Cg5 Bon coup d'attaque, avec lequel les blancs entrent dans le début du Cavalier sur lequel feu Bilguer nous a laissé son mémorable ouvrage. 6...d5 7.exd5 Cxd5 8.Cc3 Cce7 9.Df3 c6 10.Cce4 Coup délicieux, profondément calculé.  



10...fxe4 La prise du Cavalier nous parait fort dangereuse. Il aurait mieux valu jouer Dc7. [10...h6 11.Dh5+ g6 12.Fxd5 Dxd5 (12...gxh5 13.Cf6#) 13.Cf6+ Rd8 14.Cxd5 gxh5 15.Cf7+ Re8 16.Cc7+ Rxf7 17.Cxa8 Cd5 18.c4 Cb4 19.Fe3 Cc2 20.Tac1 Cxe3 21.fxe3 Fd6 22.c5 Fb8 23.e4 et le Cavalier Blanc n'est plus en danger, puisque le Fou Noir ne peut pas bouger.] 11.Df7+ Rd7 12.De6+ Rc7



En revenant avec le Roi à sa case les Noirs s'exposaient à un autre danger. [12...Re8 13.Df7+ Rd7 14.dxe4 et les Blancs regagnaient la pièce perdue, gardant la position supérieure.] 13.Dxe5+ Dd6 14.Dxd6+ Rxd6 15.Cf7+ Re6 16.Cxh8 exd3 17.cxd3 Rf6 18.b4 Fe6 19.Te1 Fg8 20.Fb2+ Rg5 21.Te5+ Rh6 22.Fc1+ g5 23.Txg5


Brillamment terminée une jolie partie qui aurait fait honneur à nos meilleurs amateurs. LIONEL KIESERITZKY. 1–0

(Pour visualiser la partie il vous faut un lecteur d'Adobe Flash).

samedi 7 novembre 2015

Chapitre 13 – 1844 à 1849 La fin de la Monarchie de Juillet

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Contenu du chapitre 13

Les membres du Cercle des Échecs de la Régence par Alphonse Delannoy – Un manuel d’échecs signé Claude Vielle, propriétaire du Café de la Régence – Kieseritzky s’affirme comme le plus fort joueur de la Régence – Les échecs en vogue à Paris – 50 parties jouées au Cercle des Échecs et au Café de la Régence – Les inventions de Kieseritzky – Aménagements de la Régence – Le Roi Louis-Philippe et les échecs – Décès de Deschapelles – La Révolution de février 1848 – Saint-Amant sauve les Tuileries – Le choléra ravage Paris – Match historique entre le Café de la Régence et le Cercle des échecs de la Régence

Février 1848. Les combats font rage sur la Place du Palais-Royal.
Une barricade se trouve à l'angle de la Place et de la rue Saint-Honoré.
Sur cette gravure vous pouvez voir :
Au centre de la gravure, d'où partent des coups de feu, le Château-d'Eau, défendu par l'armée, et qui sera totalement détruit par la population.
Le grand bâtiment sur la droite, et qui surplombe le Château-d'Eau, est celui où Saint-Amant possède son magasin de vins, rue Saint-Thomas du Louvre.
Et sur la droite, vous apercevez le nom "Café de la Régence".

Louis-Philippe, Roi des Français, avait quelques liens avec le jeu d'échecs et les joueurs de la Régence.
Ses enfants recevaient quelques années auparavant des leçons d'échecs de Jacques François Mouret (Paris, 22/08/1787 - Paris, 09/05/1837), ancien animateur de l'automate Turc joueur d'échecs.
Un de ses espions n'est autre que le plus grand joueur d'échecs du début du XIXe siècle en la personne de Deschapelles (qui décède à Paris le 27 octobre 1847 après une longue agonie).
Ce même Deschapelles qui fournit la table du Roi avec ses melons, les meilleurs de Paris.
Enfin, Saint-Amant, directeur du Palamède rend visite en 1847 au Roi qui est abonné à sa revue.
Il faut dire que le Palais des Tuileries est à proximité de son magasin de vente de vins de Bordeaux.

Voici un texte publié dans Le Palamède en mars 1847.

« Le directeur du Palamède  se trouvant commander le poste du Drapeau de la garde nationale  au palais des Tuileries, a fait prier le roi de lui accorder quelques instants d’entretien, pour lui présenter le dixième volume du Palamède, dont il est l’abonné depuis la fondation. Sa Majesté a souscrit à ce désir avec une grâce parfaite, l’accompagnant des paroles suivantes :

« J’ai beaucoup aimé le jeu des Échecs ; mais je n’ai plus de temps à lui accorder. Je n’en vois pas moins avec plaisir celui qui jouit aujourd’hui d’une si haute réputation dans un jeu moral et qui honore l’intelligence. Vous avez raison de le dire : tous les empiètements de ce noble délassement sur les autres jeux, surtout sur les jeux de hasard, sont des conquêtes dont il est permis de s’enorgueillir ».

Et, reprenant ensuite en anglais : « Vous allez retourner prochainement en Angleterre, et vous trouver dans ces chess-meetings, si remarquablement composés. Je vous en fais mon compliment et vous félicite du développement que vous avez su donner au côté sérieux de la question, celui de rapports affectueux et bienveillants avec l’étranger ».

Et après avoir bien voulu nous permettre de lui répondre aussi en anglais, quoique nous parlions également cette langue moins bien que Louis-Philippe, le roi a ajouté en français :
« Monsieur Saint-Amant, croyez que j’apprécie les bons sentiments que vous m’offrez en votre nom, comme en celui de la compagnie que vous commandez. Je les recevrai toujours avec plaisir ».

Le roi parait jouir d’une santé parfaite, et tant qu’a duré cet entretien, seul à seul avec Sa Majesté, tout respirait dans sa voix et sa physionomie, la bonté et le contentement. Il est impossible, sans l’avoir éprouvé soi-même, de se faire une juste idée de tant de simplicité et de royale bienveillance.

En août 1830 nous étions au nombre des délégués des départements qui félicitèrent Louis-Philippe sur son avènement constitutionnel au trône. Depuis, nous ne lui avions rendu que des devoirs officiels. Cette fois-ci nous avons saisi l’occasion d’exprimer personnellement nos sentiments au chef de l’état ; les Échecs, et non la politique, en ont fait tous les frais.  »




Nous retrouvons Saint-Amant fin février 1848 lors de la Révolution qui chasse Louis-Philippe et qui va aboutir à la deuxième République.
Saint-Amant est officier de la Garde Nationale et le gouvernement provisoire lui confie la mission d'aller sauver les Tuileries du pillage.

lundi 2 novembre 2015

Le cimetière de Kensal Green à Londres

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Je poursuis avec une autre promenade de circonstance durant la Toussaint.
Profitant de ma visite à Londres, je n'ai pu m'empêcher d'aller au cimetière de Kensal Green.
Ce cimetière est situé dans le nord-ouest de la capitale britannique.
Bon je rassure le lecteur, je n'ai pas passé tout mon séjour à Londres dans les cimetières...




Mon idée en visitant le cimetière de Kensal Green était de rendre hommage à 3 grands joueurs d'échecs du XIXe siècle, à savoir :

Alexander Mac Donnell (né à Belfast en Irlande en 1798 et décédé à Londres le 15/09/1835 à l'âge de 37 ans), adversaire malheureux de La Bourdonnais en 1834 dans une série de matchs-fleuves joués à Londres.

Howard Staunton (né dans le Westmoreland en Angleterre en 04/1810 et décédé à Londres le 22/06/1874), adversaire victorieux de Saint-Amant à la fin de l'année 1843 au Cercle des échecs de Paris, alors situé au-dessus du Café de la Régence.

Et surtout pour Louis-Charles Mahé de La Bourdonnais (né le 25/05/1797 à Paris et décédé le 13/12/1840 à Londres) meilleur joueur du monde de 1821 à 1840.

Notez que j'indique ici la date de naissance ainsi que le lieu probable de naissance de La Bourdonnais.
Mes recherches, publiées dans le tome 1 de mon livre, donnent une forte probabilité pour cette date du 25 mai 1797 et ce lieu, à savoir Paris.
Ainsi La Bourdonnais n'est pas né sur l'île de la Réunion ni à Saint-Malo comme cela est recopié de livre en livre et de site en site internet.

Notez les points que j'ai mis au stylo pour repérer les tombes si vous y allez un jour.

Du fait de notre choix d'entrée dans le cimetière, la première tombe à trouver était celle de Mac Donnell.
La référence que m'avait communiquée l'association du cimetière était "grave number 392 Square 182 Path Side".
Et après environ 30 minutes infructueuses et un découragement qui montait, le hasard a bien fait les choses.

 La plaque se distingue (quand elle n'est pas tombée...)


 

La plaque posée par "The Staunton Society" en 1997 était tombée dans l'herbe ce qui rendait la tombe difficilement identifiable.
Nous étions passés, mon épouse patiente et moi-même, plusieurs fois devant sans rien voir...
J'ai donc remis en place et nettoyé la plaque.

Initialement la gravure sur la tombe était
“Sacred to the Memory of
ALEXANDER MACDONNELL,
(Formerly of Belfast,)
Who died 14th September, 1835,
Aged 37 years.”

Maintenant il est absolument impossible de lire quoi que ce soit sur la pierre tombale.
Seule la plaque donne le nom de la personne enterrée là.
Voici ce à quoi ressemblaient les tombes de MacDonnell et La Bourdonnais en 1921.


“Our Folder” (The Good Companion Chess Problem Club) Mai 1921

Les deux autres tombes sont beaucoup plus simples à trouver, car elles se trouvent sur le bord d'un chemin.
Tout d'abord celle de La Bourdonnais "grave number 2796 Square 108 Road Side".
Celle-ci n'est pas à proximité de la tombe de Mac Donnell contrairement à ce que j'ai pu lire parfois.
Il faut marcher 5 à 10 minutes avant de la croiser.

La tombe de La Bourdonnais à une date indéterminée, la pierre tombale est alors au sol.
Photo non datée trouvée sur ce site internet.



Comme vous pouvez le voir, le texte est encore parfaitement lisible.
Mais il faut savoir que la pierre tombale était au sol par exemple dans les années 1920 ou bien beaucoup plus récemment (voir ci-dessus les photos).




Ce lieu me semble essentiel pour le souvenir du jeu d'échecs français.
C'est la seule tombe de la "Trinité française des échecs" à subsister (Philidor - Deschapelles - La Bourdonnais).
Il serait dommage de la voir se dégrader et l'idée d'une souscription pour la maintenir en l'état voire l'embellir me tente bien.


Vous pouvez donc lire sur la pierre tombale

“LOUIS CHARLES DE LA BOURDONNAIS,
The celebrated Chess Player,
Died 13th December, 1840,
Aged 43 years.”

Les obsèques de La Bourdonnais ont été prises en charge par son ami Georges Walker en présence de la femme de La Bourdonnais, Eliza Waller Gordon, de nationalité anglaise.
Tous les deux devaient parfaitement connaitre la date de naissance de La Bourdonnais en mai 1797, d'où la mention "âgé de 43 ans"...



Et à deux cents mètres de la tombe de La Bourdonnais se trouve celle d'Howard Staunton "Grave number 24419 Square 71 Road Side"
Là c'est le grand luxe. "The Staunton Society" a refait en 1997 de A à Z la pierre tombale de Staunton.
Le texte sur la tombe est un extrait de Shakespeare (dont Staunton fut un spécialiste) ainsi que la mention de son épouse inhumée à ses côtés quelques années plus tard.


Même si vous ne connaissez pas son nom (honte à vous) vous connaissez au moins les pièces d'échecs qu'il a approuvées, car elles sont devenues le standard du jeu d'échecs de compétition moderne.

Et pour l'anecdote, à la fin de l'année 1843, lors des discussions sur le match avec Saint-Amant, une des clauses du contrat portait sur la demande de Staunton d'utiliser ces nouvelles pièces d'échecs (au lieu d'un jeu "Régence")...
Ceci fut accepté par Saint-Amant, mais c'était déjà une victoire psychologique de Staunton...


dimanche 1 novembre 2015

Où se trouve la tombe de Philidor ?

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Brisons tout de suite votre espoir de pèlerinage en ce jour de la Toussaint, personne ne sait où elle se trouve avec précision, et il est peu probable qu'un jour cela se sache.

Dans un article intitulé "Sleuthing for Philidor's Grave" (que je traduis par "une enquête de détective pour la tombe de Philidor"), le président du club anglais de Newport (M. Gordon Cadden - suivre ce lien) décrit sa quête pour trouver la tombe du champion d'échecs français décédé le 31 août 1795 à Londres.
Un coup de chapeau pour cet article excellent et très documenté (mais en anglais).

Comme mentionné dans cet article et par plusieurs sources, Philidor a probablement été inhumé au cimetière de St James.
Problème, car il existe une église St James à Piccadilly et il en existait une autre, St James Chapel, près de l'actuelle gare St Pancras.
Après quelques péripéties et déductions, la conclusion de l'article de M. Gordon Cadden est que Philidor a été inhumé dans le cimetière près de St James Chapel (église qui n'existe plus).



Ce cimetière est ensuite devenu un parc public en 1887.
Et j'ai eu l'occasion de le visiter il y a quelques jours.

Le St James Garden se trouve Cardington Street près de la station de métro Euston à Londres.
Bon disons le tout de suite, il n'y a pas grand-chose à y voir et le visiteur risque d'être déçu.
Mais comme curiosité il est possible d'y croiser quelques tombes restées sur place.
Le reste des pierres tombales ont été poussées sur un bord du parc !
Ce qui laisse imaginer que des personnes inhumées se trouvent sous les pieds du promeneur...

Les pierres tombales poussées contre un mur et recouvertes de végétation !

Bien, et Philidor dans tout ça ?
Une stèle commémorative en son honneur a été mise en place dans ce jardin.
Par qui ? Quand ? Je n'ai pas encore trouvé la réponse.
Mais il me semble avoir lu qu'elle avait été érigée par un de ses fils à la recherche de la tombe de son père.
Dès que j'en saurai plus, je compléterai cet article.

Cette stèle est mentionnée dans plusieurs livres sur Philidor (qui se recopie peut-être les uns les autres), mais également par un descendant de Philidor lui-même dans cette entrevue (suivre le lien).

Et l'unique stèle que j'ai trouvée dans ce jardin ne porte aucune inscription, mais elle a quelques détails troublants :
1) Une couronne (symbole du jeu d'échecs ?) au-dessus d'un blason.
2) Deux oiseaux qui se font face (symbole du chant et de la musique).

La probable stèle en l'honneur de Philidor à St James Garden à Londres


Si vous avez l'occasion d'aller dans ce jardin, vous verrez qu'il n'y a qu'une seule stèle.
Donc il s'agit de la stèle en l'honneur de Philidor ?!